Prix « Best Top Photography » de Twoj Blues

Lors de mon voyage récent (2026) au European Blues Challenge à Katowice, en Pologne, j’ai rencontré à nouveau Jorg Danielsen, le musicien représentant l’Autriche au European Blues Challenge 2023 à Chorzow. Cette rencontre m’a rappelé l’histoire de cette image. La photographie est faite de beaucoup d’observation, quelques compétences techniques, un peu de patience et beaucoup de chance !

Chapitre 1 : Au cours de sa prestation, Jorg est descendu de la scène pour jouer dans le public. Je l’ai suivi, pensant que c’était l’occasion de faire un plan un peu différent des clichés habituelles : je pouvais cadrer le public et j’avais dans le fond la tour de la mine de charbon ‘prezydent’, très représentative de la ville de Chorzow. L’éclairage n’était pas trop mauvais, bien qu’un peu mou en raison d’une journée nuageuse. Jorg portait une belle intéressante avec une chemise jaune et me montrait son dos. Et tout d’un coup, il s’est retourné pour faire un signe à ses musiciens. Ce simple mouvement – qui n’a probablement pas duré beaucoup plus qu’une seconde – a transformé cette prise de vue en quelque chose de beaucoup plus intéressant.

Chapitre 2 : Le magazine de blues polonais de renommée mondiale Twoj Blues (= Ton Blues) – il a reçu le prix ‘Keeping the Blues Alive’ en 2011 de le Blues Foundation – et dans lequel j’ai occasionellement publié quelques photos, a publié cette photo dans leur numéro TB94/45. Chaque année, le magazine Twoj Blues ouvre un sondage interne pour choisir le ‘Blues Top’ des artistes, des performances ou des enregistrements de blues en Pologne et j’ai eu le grand honneur de recevoir le prix ‘Best Top Photography’ pour 2023, qui m’a été décerné lors du gala officiel du Festival ‘BlueStracje’ en 2024.

La photo avec Andrzej Matysik À gauche, rédacteur en chef de Twoj Blues, a été prise par Krzysztof Szafraniec, un grand photographe polonais qui avait obtenu ce même prix 5 fois : j’ai toujours une courbe de progression :-).

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European Blues Challenge – EBC2026

J’ai assisté à presque tous les European Blues Challenge depuis le tout début, lorsqu’ils ont démarré à Berlin en 2011. À cette époque, je venais d’acheter un nouvel appareil photo numérique et je revenais gentiment à la photographie de concerts. Au cours de cette première année de l’EBC, je n’ai d’ailleurs pas beaucoup fait de photos, j’arrivais sur la scène blues européenne comme un débutant débarqué d’on ne savait où.

Mais depuis lors, et à l’exception de 2014, j’ai assisté à toutes les éditions de l’EBC et chacune a été une expérience formidable et enrichissante et de rencontres avec les membres du European Blues Union (EBU) : un mélange d’organisateurs de festivals, d’associations de blues, de magazines ou de diffuseurs de blues nationaux, et bien sûr de musiciens et de personnes dans l’industrie du disque. Et c’est aussi l’occasion de découvrir de nouveaux groupes de toute l’Europe et voir ce qui se passe ailleurs que chez nous.

Le format du challenge commence par 2 nuits de demi-finale – généralement jeudi et vendredi – où 10 à 12 groupes (12 cette année) s’affrontent chaque soir. Les 4 meilleurs groupes de chaque demi-finale sont sélectionnés pour la finale le samedi. Si vous avez suivi, il y a donc 8 groupes sur scène pour la finale du samedi.

L’événement indique « défi » dans le titre et implique une notion de compétition, mais en tant que membre de la Swiss Blues Society qui organise le Swiss Blues Challenge, je dis toujours aux musiciens qu’ils devraient considérer cet événement principalement comme un événement social, une excellente occasion de rencontrer des acteurs du Blues de partout en Europe, de se faire de nouveaux amis et d’avoir la chance de jouer devant de nombreux directeurs de festivals et programmateurs. Je connais beaucoup de groupes qui n’ont jamais atteint le podium dans aucun de ces challenges, mais qui ont commencé à avoir des concerts à l’extérieur de leur ville ou de leur région parce que d’autres les ont remarqués dans ces évènements.

Voici ci-dessous les gagnants du European Blues Challenge. Consultez leurs sites Web ou écoutez-les sur votre fournisseur de musique préféré, ils sont tous exceptionnels :

Gagnant – Adama Janlo, De Norvège

Deuxième – Gloria et les médecins, d’Italie

Troisième – Sirjo Cocchi & Balta Bordoy – La voie du blues, d’Espagne

Gagnant de la prestations solo/duo – Tom Eylenboch, de Belgique

De plus, quelques prix spéciaux ont été décernés : René Rothacher (Eve Gallagher, Suisse) a remporté le prix du meilleur guitariste à l’EBC, Richard Koster (The Hoochies, Pays-Bas) était le meilleur harmoniciste.
Mon ami photographe Frank Nielsen a reçu un prix « Blues Behind the Scenes »‘ dans la catégorie ‘Media’, Runar Lia (Notodden Blues Festival) a reçu ce prix dans la catégorie ‘Promoter’ et Marcin Krupa (maire, Katowice) a reçu un prix spécial pour la ville de Katowice, la nouvelle ‘Capitale du Blues en Europe’.

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EBU Blues Expo 2026 – Katowice

C’est très bientôt le 14ème European Blues Challenge, qui aura lieu cette année à Katowice, en Pologne, organisé par la European Blues Union (EBU).

J’ai assisté à quasiment toutes les éditions et même si lors des premières éditions je n’ai pas fait beaucoup de photos, j’ai aujourd’hui une grosse collection de tous les groupes qui ont participé à cet évènement. Ce qui me permet également d’être parmi les photographes dont les photos seront projetées sur grand écran lors de la Blues Expo 2026 et disponible sur youtube pour ceux qui ne seront pas à Katowice.

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Blog réparé !

Dans la vie, il y a beaucoup de choses qui énérvent, mais la palme revient probablement à l’informatique… Un évènement inattendu lié à des plugins wordpress à mis à mal le blog à peine quelques semaines après son lancement me revoilà à mettre les mains dans le cambouis pour réparer…

Bon, c’est fait, ne reste plus qu’a se remettre à écrire.

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Blues Music Award Switzerland – Behind the Scenes

Le 31 janvier 2026 s’est déroulé dans le haut lieu du blues suisse, le Mühle Hünziken, la remise des prix qui couronnent l’année 2025 du Blues suisse. J’ai eu le bonheur et le grand honneur de recevoir la prix du BMAS Behind the Scenes, qui récompense les personnes ou associations qui travaillent la plupart du temps dans l’ombre comme les animateurs radios, les journalistes, les techniciens, les agents ou les photographes qui contribuent à la promotion du Blues.

Je suis très fier d’avoir reçu le même prix que des artistes, des organisateurs ou d’autres personalités que j’admire tant dans le milieu du blues suisse. En plus, j’adore le trophée en fonte de bronze patiné et laqué, qui pèse son poids et qui a été proposé par Cyrill Deschamps l’année dernière.

Le BMAS – Blues Music Awards Switzerland – existe depuis deux ans et est une fusion du Swiss Blues Awards initié par le Basel Blues Festival et une volonté de la Swiss Blues Society d’étendre la portée de ces récompenses. Depuis deux ans la cérémonie se déroule au Mühle Hunziken, animée par Larissa Baumann et Ray Fein, avec des prestations live de tous les musiciens récompensés et nominés, soutenus par Rolf Lüthi and the Shuffle Kings et Dinu Logoz à l’harmonica. Toutes mes félicitations aux musiciens qui ont reçu les Blues Music Awards Switzerland suivants:

La liste officielle et les vainqueurs précédents sont sur la page de la Swiss Blues Society.

Merci à ma femme pour la vidéo et à mes amis photographes Jean-Marc Etienne et Jacques Dornier pour avoir couvert l’évènement, que je ne pouvais pas couvrir entièrement pour de multiples raisons !

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Boom Tchak

J’ai toujours eu une tendresse particulière pour les batteurs. Elle ou il est la seul musicien du groupe qui doit rester rivé au même endroit sans jamais en bouger, le plus souvent en fond de scène, et dont le seul but est de maintenir le rythme (et le groove) durant tout le concert.

Il ou elle est aussi un défi constant pour le photographe. Parce qu’il est ouvent caché par ses fûts ou ses cymbales, il faut souvent se déplacer pour trouver le bon angle de vue. Il est aussi très souvent le musicien le moins éclairé du groupe et on installe souvent les machines à fumée juste à côté de lui; deux facteurs aggravants pour ne pas réussir sa photo.

Comme j’aime les défis, et aussi parce que mon ami d’enfance avec qui j’ai commencé la musique est batteur, je me suis toujours promis de rapporter au moins un cliché de l’officant à la batterie, le gardien du tempo. Défi que j’ai probablement relevé avec un haut taux de réussite, même si il y a quelques ratés dans des situations vraiment impossibles. Pour les raisons mentionnées plus haut, ces photos ne sont souvent pas les meilleures de la soirée, mais elles ont le mérite d’exister et de montrer ceux qui restent en fond de scène.

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Carmel

J’ai été fan de Carmel dès les 10 premières secondes de son premier album paru en 1984. J’ai tout de suite adoré sa voix et le groove amené par Jim Parris et Gerry Darby, J’ai eu l’occasion de la voir une première fois à Montreux en 1984 avant de la revoir lors de son passage à Genève en 1986, où j’ai pu la rencontrer et lui montrer quelques-unes des photos de Montreux.

J’avais scanné et publié les diapositives du concert de 1986 en 2010 déjà, mais je n’avais pas encore scanné ces fameuses photos noir/blanc prises en 1984 à Montreux. Je me souvenais seulement que ces photos noir/blanc étaient bien meilleures que les dias couleurs prises en 1986, et il y a des raisons pour cela que les vieux photographes connaissent, j’y reviendrai peut-être un jour.

Je n’ai retrouvé qu’un seul des tirages papier de l’époque et j’ai été surpris de constater qu’en plus il était dédicacé par Carmel! Et ça m’a fait plaisir de retrouver quelques-uns de ces vieux négatifs.

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Seattle Pike Market Place

1P1H – une photo une histoire – une série d’articles dans laquelle je raconterai une histoire en relation avec une photo. Je commence aujourd’hui avec Seattle, un article qui aurait pu aussi s’appeler « Un Nouveau Départ », si on avait été dans un épisode d’une grande saga.

Seattle est une ville que j’ai visité pour la première fois en février 2008. Après un trajet de 16 heures et deux étapes, j’ai atteri en fin de journée et j’étais dans un état vaseux, lessivé, complètement deconnecté de mon horloge interne, et n’avais qu’un seule idée en tête: aller à mon hôtel et dormir jusqu’au lendemain, malgré une envie énorme de découvrir la vill. Malheureusement, à l’aéroport, je regardais tourner le tapis roulant à vide depuis quelques minutes, quand une employée sympathique s’est approchée de moi et m’a demandé si j’étais bien Monsieur Losberger, pour ensuite m’apprendre que ma valise était restée à Londres. Changement de plan: après avoir pris ma chambre, me voilà reparti en mode zombie pour acheter quelques fringues afin d’être présentable à la conférence à laquelle j’assistais le lendemain.

Le soleil brillait encore un peu et j’ai pris avec moi mon Nikon D300, le premier appareil numérique « sérieux » que j’avais acheté quelques mois auparavant pour me remettre à la photo, que j’avais délaissée un peu depuis quelques années. Donc après avoir acheté quelques fringues chez GAP et le soleil commençant de décliner à l’horizon, je suis parti en direction du site touristique le plus proche, le marché aux poissonx de Seattle, le fameux Pike Place Fish Market. Je n’étais à Seattle que pour quelques jours, et malgré mon état comateux du moment, il fallait quand même que j’essaye d’en profiter un peu.

J’arrive donc en haut d’une rue légèrement en pente, près du Starbucks original, et je vois tout à coup s’ouvrir cette magnifique vue avec l’enseigne allumée, la mer et les îles en toile de fond, et la bonne lumière de coucher de soleil pour appuyer sur le déclencheur. Mon esprit embué s’est également illuminé pendant ces quelques instants d’admiration de la scène. Je n’ai fait que 4 ou 5 photos avec des angles légèrement différents avant que la luminosté ne décline, que la fatigue ne me retombe dessus et que je retourne à l’hôtel pour m’écraser dans mon lit.

J’avais bien fait de me pousser un peu, parce que les jours suivants, le ciel de Seattle était nuageux, maussade ou plombé et je n’ai plus eu l’occasion de revoir un ciel aussi bleu que celui que j’avais photographié ce premier soir. La photo n’a certainement rien d’extraordinaire et des milliers de touristes ont probablement la même, mais pour moi elle a quelquechose de très spécial et signe mon retour à la photographie.

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Chris Slade

Chris Slade est un batteur de légende dont je connais le nom depuis la fin des années 70, quand Manfred Mann’s Earth Band tournait en boucle sur ma platine. J’étais un grand fan à l’époque et j’avoue que j’écoute toujours avec grand plaisir.

Eh oui, ça fait presque 50 ans que je connais son nom et je ne l’avais plus revu depuis longtemps., sinon dans les années 80 où il faisait, si je me souviens bien, des démos pour une marque de batterie au Festival de Jazz de Montreux.

En résumé, sa carrière passe par Tom Jones, Manfred Mann, David Gilmour, Gary Moore, the Firm et AC/DC, ce qui pose quand même un batteur, non ?

Album Photo

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